Un délai de réflexion avant la suite (peut-être)

D’ici demain mes billets ne seront plus disponible à l’adresse lagachon.com, je ne renouvelle pas le nom de domaine auprès de wordpress cette fois-ci et en profite pour prendre un délai de réflexion, me demander ce que j’ai envie de faire par la suite. Je ne sais pas ce qu’il se passera pour les billets dans l’immédiat, j’imagine que le blog continuera d’exister sous un autre nom de domaine « lagachon.wordpress.com » par exemple, mais j’ai fait une sauvegarde dans le doute.

Il y a deux points : le côté technique de l’hébergement et le prétexte que ça me donne pour remettre l’idée de blog en perspective.

Pour l’hébergement, je vais explorer d’autres solutions. WordPress est très bien mais je ne comprends pas pourquoi je dois payer 15€ tous les ans alors qu’ils mettent des publicités sur mes billets sans que j’ai donné mon accord ou que j’en perçoive quoi que ce soit. J’aimerais bien un blog sans pub mais je ne veux pas que ça me coûte trop cher. Et s’il y a de la publicité, je préférerais savoir ce que c’est.

Bref, je ne sais pas trop où tout ça va aller et je refuse de renouveler le nom de domaine dans l’urgence comme l’année dernière. Je me dis que c’est plutôt l’occasion de faire un point sur le chemin parcouru depuis l’ouverture du blog et de penser à la suite.

J’ai ouvert ce blog à un moment où je revenais à Marseille, en pleine (re)découverte et introspection, en parallèle de mon activité de consultant, comme un moyen de me changer les idées. Je ne pense pas avoir fait le tour de la question, bien au contraire, mais je ne suis plus sur que le format convienne, ou en tous cas, j’ai envie de prendre le temps de le remettre en question. Beaucoup de choses ont changé depuis ce moment-là, j’ai notamment commencé une thèse qui me prends du temps et modifie mon rapport à l’écriture. Je pense que le format blog reste pertinent pour partager mes élucubrations, mais peut-être sous une autre forme, avec d’autres rubriques…

Et puis il y a le design et les questions techniques (hébergement, publicité…).

Je vais donc me mettre en sommeil pendant un moment et voir si je reviens et sous quelle forme. En attendant, je prends tous les conseils et retours sur ce qui vous plait ou ne vous plait pas par email lagachon.mrs@gmail.com

A bientôt

Quand les entreprises parlent de Marseille

« Quand ils parlent de Marseille, ils disent toujours la même chose », alors ça c’est bien vrai ! Du coup, la Chambre de Commerce et l’Union Patronale a décidé de nous montrer autre chose dans un clip d’une minute intégré à un plan de communication plus large sous la bannière « Si vous saviez tout ce qu’il se passe ici ! ». Il serait de bon ton de se moquer de l’initiative, nul doute que certains de mes amis s’en chargeront, mais moi, j’ai envie de dire bravo. Tout en saluant l’initiative, je vais essayer de d’expliquer ce qu’elle signifie, selon moi, dans une perspective de promotion du territoire. Lire la suite

Le potentiel sexy du Pastis

Accent, pastis, pétanque, Fanny, poisson… Marseille a une forte concentration en clichés populaires au potentiel ultra-sexy. Attention, il ne faudrait pas les confondre avec le « kitsch marseillais ». Je distinguerai les deux de manière tout à fait a-scientifique en me basant essentiellement sur mes connaissances partielles et partiales. Et ensuite, je montrerai avec la rigueur qui sied aux chroniqueurs de la presse « tendance » que la culture populaire marseillaise est en train d’être appropriée par une partie de la population et que si ça n’est pas un signe de gentrification alors j’arrête tout ! Santé !

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Marseille gay-friendly : tolérante, accueillante ou acceptante ?

Aujourd’hui je voulais aborder un sujet que je vois devenir d’actualité depuis quelques années et qui n’a rien de facile : l’homosexualité à Marseille (1). On en a parlé pour l’Europride, il y a eu les Manifs pour Tous, les contre manifs, et puis il y a le Refuge qui fait une communication exceptionnelle et parle régulièrement de ces adolescents provençaux expulsés de chez eux pour la bonne et simple raison qu’ils sont homosexuels. Pourquoi se demander soudainement si la ville est « gay-friendly » ou pas ? Que veut dire cette question ? Lire la suite

Quand la Mairie tend le bâton…

Il y a vraiment de quoi se désespérer. Je suis à deux doigts de ne plus arriver à écrire sur ce blog tellement l’actualité marseillaise est déprimante ! La réforme des rythmes scolaires est un concentré de tout ce qui peut rendre fou. Je voulais faire un billet sur cet article du Monde « A Marseille, un système scolaire au bord de l’explosion » sans savoir par quel bout le prendre tellement ça m’énerve. Après trois tentatives, je pense qu’on peut en parler de la manière suivante : cette histoire est un bon exemple de la Mairie tendant le bâton pour se faire battre. Lire la suite

Archives marseillologiques : dans la bibliothèque de mon papet

En vacances dans la maison de campagne de mes parents cet été, j’ai passé du temps dans la bibliothèque de mon grand-père pour bosser sur ma thèse, mais en fouillant un peu, j’ai trouvé quelques pépites marseillologiques que je voulais partager dans le désordre…

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Comment 12 lignes de bus structurantes pourraient changer les déplacements à Marseille

Le P.D.U. (Plan de Déplacements Urbains) a inscrit à son agenda 2020 la réalisation de lignes de bus structurantes. Comme dit un copain journaliste « personne n’en parle parce que tout le monde s’en fout », pourtant ça pourrait être la meilleure nouvelle en termes de transports en commun depuis l’ouverture des deux lignes de métro. Pourquoi ? Parce que la transformation de lignes de bus classiques en lignes structurantes peut changer les habitudes de déplacement de la plupart des marseillais.

Comment ? Lire la suite

Ces hordes de belges qui envahissent mon village

Hier, j’ai quitté Marseille. Pas définitivement, bien heureusement, juste pour quelques jours de repos à la campagne (le début de grève des poubelles me pousse à  penser que j’ai lâchement fui au bon moment – j’y reviendrai bientôt dans un autre billet, celui-là est plus léger, quoique…). J’ai donc quitté Marseille après une nuit marquée par la non-célébration de la défaite algérienne, pour un petit village varois situé près des gorges du Verdon d’où une partie de ma famille est originaire et où nous conservons une maison. Effectivement, ma dernière nuit marseillaise a été marquée par un calme relatif après quelques cris remontant de la rue au rythme des actions pendant le match Algérie – Allemagne. Fini, parti (…), me voilà au calme, loin des réactions passionnelles des supporteurs algériens et de celles tout aussi dénuées de nuances des racistes qui pullulent autour du vieux-port.  Au calme ? Pas tant que ça, ou quand le stigmate se déplace plus au nord. Lire la suite

Barcelone étouffée : comment gérer la massification du tourisme ?

[Ce billet fait partie d’une série de trois, voir détails ici : Barcelone étouffée par le tourisme, quels enseignements pour Marseille ?]

A priori, le tourisme est plutôt bon pour une ville, il apporte des richesses financières (20 millions d’euros par jour à Barcelone par exemple) mais aussi culturelles (ouverture à l’autre, langues étrangères…). Attention à également prendre en compte l’impact négatif, car tout phénomène à un impact positif et négatif selon de quel point de vue on se place. Cet impact peut être environnemental ou social (hausse des prix plus importantes que les salaires des habitants et perte de pouvoir d’achat). Et c’est bien pour ça qu’il s’agit aussi d’une affaire de bonne ou mauvaise gestion. Lire la suite

Barcelone étouffée : quand on parle des Ramblas comme de la Canebière

[Ce billet fait partie d’une série de trois, voir détails ici : Barcelone étouffée par le tourisme, quels enseignements pour Marseille ?]

Le premier point qui m’a frappé dans le documentaire Bye Bye Barcelona, ce sont les mots utilisés par les Barcelonais pour parler des Ramblas et du centre-ville. Il y a un parallèle évident entre Ramblas et Canebière, et pas pour les raisons que l’on croit. Les deux avenues sont emblématiques de la ville où elles s’étendent, certes, mais c’est le discours d’exclusion suite à une invasion qui a attiré mon attention. Lire la suite